Pourquoi j'y suis allée

Le Cercle des Poètes Disparus est l'un de ces films qui vous ont changée — que vous ayez 15 ans ou 45. Quand j'ai su qu'on en faisait une adaptation théâtrale, ma première réaction a été la méfiance. Comment rendre justice à quelque chose d'aussi fort ? Et puis j'ai vu que c'était Philippe Torreton dans le rôle du professeur Keating, et là, la méfiance s'est évaporée.

555 avis, 10/10. Le score le plus élevé de ma liste. Je suis allée avec deux amies qui avaient elles aussi grandi avec le film — on était toutes les trois à la fois excitées et un peu protectrices de nos souvenirs.

Ce que raconte le spectacle

On connaît l'histoire — une école stricte pour garçons bien nés, un professeur de littérature qui arrive comme une tempête dans ce monde réglé, et des jeunes hommes qui vont, pour la première fois, apprendre à penser par eux-mêmes. Carpe diem. Saisir le jour. Crier la poésie debout sur les bancs.

L'adaptation respecte l'esprit du film tout en faisant quelque chose d'unique — le théâtre donne une immédiateté, une présence physique que le cinéma ne peut pas offrir. Quand les élèves montent sur leurs bureaux à la fin, c'est dans la même salle que vous, à quelques mètres. Et c'est bouleversant d'une façon différente.

"Philippe Torreton n'imite pas Robin Williams — il crée sa propre version du professeur Keating, avec sa propre gravité, son propre humour, ses propres silences. C'est du grand acteur. On est dans la salle avec quelqu'un de vraiment vivant."

Ce qui m'a marquée

La scène de la poésie lue à voix haute — quand les élèves prennent peu à peu confiance et que les mots commencent à leur appartenir — est d'une force rare. On sent dans la salle quelque chose qui change, comme si nous aussi on était dans cette classe, comme si nous aussi on nous donnait la permission de quelque chose.

Et les jeunes comédiens qui jouent les élèves sont formidables — pas des caricatures, pas des archétypes lisses. Ce sont de vraies personnes qui trouvent leurs voix, chacune différemment, pendant deux heures qu'on aurait voulu voir durer encore.

Pour quel public ?

Pour tout le monde — ceux qui connaissent le film et ceux qui ne l'ont jamais vu. Pour les adolescents qui doutent d'eux-mêmes. Pour les adultes qui ont parfois besoin qu'on leur rappelle qu'ils ont le droit de choisir leur vie. Pour les enseignants qui ont choisi ce métier pour exactement ça.

Particulièrement adapté pour : une sortie avec un grand ado, une soirée entre amis qui aiment les choses qui comptent, un cadeau pour quelqu'un qui a besoin d'un électrochoc doux.

Astuce Hélène : à partir de 26 € — courez réserver, avec 555 avis et 10/10, les places ne dureront pas.

Article publié le 3 juin 2026